La remise en question, en question.

Dorénavant, découvrez l’humeur du mois. Un billet d’humeur sur l’actualité en général et mon regard sur les évènements qui m’entoure. Ce mois-ci, ce billet est intitulé : La remise en question, en question.
Croire qu’on est bon parce que tous les indicateurs sont au vert. Croire que tout va bien parce que l’équipe qu’on dirige s’est stabilisé. Croire que tout va bien parce qu’on vient d’obtenir une promotion. Croire que votre état d’esprit est immuable. Croire que vous êtes infaillible et intouchable. Tels sont les pièges à éviter. Et la remise en question dans tout ça ?
C’est souvent dans les moments où tout va bien qu’on oublie de se remettre en question. Un terme qui fait souvent peur et difficile à appréhender. Et pourtant, les remises en question – au pluriel – sur ces méthodes, sur soi, sont des passages nécessaires – obligés ?- dans une carrière. 
Et si je fonctionnais autrement ? Et si l’environnement commercial m’était favorable, à moi, ainsi qu’à l’entreprise. Et si finalement je gérais mal mon affaire. Et si je fonctionnais pareillement ailleurs ? Et si croire que tout va bien pourrait, au fond, signifier en commerce que tout va mal. Et si finalement des éléments, des détails nous échappaient ? Et si croire que tout va bien signifiait qu’on ne contrôle plus rien ? Qu’on n’est plus maître de rien : ni de son équipe, ni des perturbateurs, ni de soi.

Les questions peuvent paraître en somme un peu saugrenues psycho-sociologiques. Je l’avoue.
C’est la raison pour laquelle la mobilité est un souvent un choix qui nous permet se (re-)construire. S’adapter à de nouvelles personnalités. Négocier avec de nouveaux commerciaux. Exercer dans un environnement concurrentiel plus fort. Travailler dans une zone avec un ancrage régional plus ou moins fort. Tels sont les stigmates du commerce que seul – ou presque – la mobilité permet d’appréhender. La remise en question intervient plus fréquemment chez des mobiles que les non-mobiles. Connaître une nouvelle entreprise c’est indéniablement se remettre en question. C’est aussi, souvent, comparable au franchissement d’un check-point pendant lequel vous effacez les erreurs commises par le passé et en valorisant ses succès. La mobilité et l’évolution vont de pair.
Par ailleurs, il s’agit d’un terme qui concerne sa propre personne mais également l’entreprise elle-même. Constatez simplement autour de vous. Certains magasins sont parfois mal gérés. Mal tenu. Sous prétexte que les chiffres sont corrects, on ambitionne de ne rien changer. Il y a des magasins qui gisent au milieu d’un environnement concurrentiel fort. Qui subissent parfois la guerre des prix des plus gros du secteur. Et souvent, ce sont ces magasins qui réalisent le plus les efforts à fournir pour redresser la barre, capter et fidéliser de nouveaux clients. Bref.
Tout ça pour dire que la remise en question ne doit pas intervenir uniquement quand ça va mal. Selon moi, un bon recadrage doit souvent intervenir quand ça va bien. C’est une manière d’anticiper les évènements à venir, à se préparer à demain. #AuCasOù
*Une humeur qui vaut aussi pour la vie privé.
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