Gaspillage : à qui la faute ?

Humeur du mois de Novembre.

1 tiers de la production mondiale est gaspillé. Difficile de mettre une phrase après cela. Je pense que tout est dit.

Alors, à qui la faute ?
Le marketing ?
Des nouveautés qui ne décollent pas. Des produits qui n’ont jamais trouvé leur cible de consommateurs. Si on poursuit sur cette lancée, certains rayons pourraient vite devenir des musées dans lesquelles les clients viendraient simplement admirer le produit. Pas question d’acheter. #Jexagère
Des erreurs de production sur des produits dont le succès n’a duré qu’un temps, cela existe. Et c’est souvent les magasins qui, sans le savoir, paient les pots cassés. Sur le papier, l’offre paraît souvent séduisante. Des volumes couplés avec ce qu’on appelle du budget, cela a de quoi aiguiser l’appétit des chefs de rayon. Or, qui dit produit en fin de vie, dit aussi absence de communication. Le prix ne suffit pas. Et qui dit absence de communication, dit vente souvent faible, et stock inutile. Et qui dit stock inutile, dit perte de productivité, manipulation du produit, une trésorerie qui perd le sourire, des dates de péremption qui menacent la démarque. #Bref C’est à se demander qui est le gagnant dans tout ça…
La grande distribution ?
Erreur de commande. Commandées 8 palettes au lieu de 8 cartons. Des échecs sur des produits qui traînent en réserve. Des oublis du chef de rayon. Des équipes peu impliquées dans les rotations des produits. Oui. Effectivement, l’erreur est souvent humaine, et même si l’informatique nous trahit parfois, le principal intéressé reste le chef de rayon. 
Alors évidemment, les incidences sont parfois désastreuses. Combien de cartons jetés ? Combien de box ? De palettes même ?! Les poubelles de la grande distribution sont parfois bien garnies.
Pour certains PDG-Directeur, la notion de redistribution est impossible et inconcevable dans le sens où on ne peut pas couvrir des besoins s’il n’y a pas de profits générés. 
Les consommateurs ?
Ne les oublions pas car ils sont peut-être une des raisons à ce gâchis.
Premiers à râler contre le gaspillage de la grande distribution, ils sont pourtant les premiers à réaliser des gestes bêtes : combien chaque mois de pavés de saumon sont retrouvés dans le surgelé ? De rôtis de porc retrouvés dans un rayon épicerie ? De glaces fondues retrouvées dans un endroit sec ? Et j’en passe… 
Le rayon fruits & légumes n’est pas épargnés. Car en effet, à force de manipuler 10 melons pour faire un choix, le fruit perd de sa qualité et finie inéluctablement… à la poubelle. Cela vaut également pour les tomates, les raisins, les bananes… Si on les épargnait davantage de toutes ces manipulations, je reste persuadé que le gaspillage s’en retrouverait limité. 
La responsabilité face à ce gaspillage appartient à tous. Alors à quand des consommateurs responsables ?
Marketing. Grande Distribution. Clients. Et pourtant. Après tant de faits, QUID des réactions des industriels ? Des pouvoirs publics ? Des acteurs de la grande consommation ? De la grande distribution ? Des consommateurs eux-mêmes ? J’entrevois le début d’un long tunnel dans lequel des solutions vont devoir rapidement être trouvées. Alors qui dégainera le premier ? Cela n’est selon moi qu’une question de mois. 2013 sera peut-être l’année de la conso-responsabilité.
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