Gare aux désillusions !

Bien que peu nombreux, combien de jeunes actifs titulaires d’une Licence commerciale ou d’un Master en management stratégique stratosphériques viennent chaque année rejoindre les rangs de la grande distribution pour y caresser le rêve de faire carrière ? Combien ?
La grande distribution assure encore l’ascenseur social. J’en suis convaincu. Même si c’est devenu compliqué, elle reste un des seuls secteurs en France qui peut le permettre. Mais pour cela, la grande distribution est exigeante dans l’évolution de ses collaborateurs. Et je sais de quoi je parle ! Rigueur, culture du résultat et investissement personnel sont les maîtres mots prérequis pour réussir.
Bien plus qu’un diplôme, les patrons recherchent d’abord des personnalités. Sur le papier, les mots n’ont parfois aucun sens si la pratique n’est pas de mise sur le terrain. Une dimension devrait selon moi être prise en considération : à savoir que le diplôme est un outil pour soi pour réussir dans les missions qu’on vous confiera. Le diplôme ne doit en aucun cas être une carte de visite qui donne accès à telle ou telles responsabilités. Sans cette dimension acquise, l’échec est évident.
Dans un métier où le résultat est le nerf de la guerre et le seul élément qui vous mène vers l’évolution, beaucoup de jeunes actifs quittent précipitamment – après quelques mois seulement – les rangs de la grande distribution sans y avoir leurs preuves. C’est indécent et beaucoup trop récurrent.
À l’évidence, plus le diplôme est élevé, plus les exigences sont grandes, et ce tant au niveau salarial que statutaire. Question d’orgueil ou d’estime de soi peut-être. 
Alors oui. Gare aux désillusions ! Car faire de la tenue de rayons ne s’improvise pas et il faut parfois passer par la case terrain pour accéder à des rangs plus élevés, et ce avec un bac ou un master en poche.
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Un commentaire

  1. Vous dîtes vrai. J'ai 24 ans et suis un tout jeune chef de secteur dans une enseigne de drive. J'ai un master 2 en poche et celui-ci ne m'a pas été d'une grande aide, il m'a certes permis d'avoir une forme de statut de diplômé mais c'est avant tout mes 4 années d'expérience dans la grande distrib chez Carrefour et Leroy Merlin qui ont donné une valeur à mon diplôme. C'est avec ces expériences que j'ai appris le terrain, la tenue de rayon, l'ivresse du samedi toutes ces choses que les études n'apprendront jamais. Le diplôme est avant tout le gage d'être face à quelqu'un qui possède certains outils et systèmes de réflexion qui permettent de comprendre plus vite et d'être plus rapidement opérationnel. Mais sans l'expérience du terrain, le diplôme n'est rien dans la grande distrib.

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