Les facteurs de mauvaise ambiance

La grande distribution n’a pas la réputation d’avoir en son sein une ambiance toujours appropriée au développement de certains. Dans les Hyper les coups bas pour défendre ses intérêts sont l’apanage d’un quotidien choisi par ses responsables.

Plusieurs facteurs expliquent une mauvaise ambiance au travail. Tour d’horizon.
> Travail déshumanisé
Exercer dans un contexte de travail dans lequel on vous en demande toujours plus alors que vous êtes déjà dans la «rouge» pèse sur l’environnement des salariés. Les managers sont souvent les premiers à taper du poing sur la table quand ça ne va pas, mais sont en général bien les derniers à chercher des solutions pour améliorer le confort de leurs salariés. C’est un comble. Ce besoin sans cesse de rendement intervient dès lors telle une épée de Damoclès. Les salariés sont à bout de nerfs et clament leur mécontentement. 
> Des chefs non légitimes
On l’oublie souvent, dans la méritocratie qu’est la grande distribution, beaucoup de chefs de rayon ne tiennent plus leur place. La première règle du management veut d’ailleurs que le responsable agisse comme un exemple à l’égard de son équipe pour en attirer ses faveurs. Je n’invente rien. Le management veut que celui qui est à la tête de l’équipe soit un modèle de professionnalisme pour les autres, sous peine de manquer de crédibilité et perdre du crédit à son statut. Pause prolongée, embauche tardive, retard récurrent, malhonnêteté, arrogance sont autant d’éléments qui peuvent venir ternir le quotidien des salariés. 
> La communication & l’écoute
Ces deux éléments sont souvent les problèmes à de nombreuses solutions. Et pourtant. Nombreux sont les salariés qui ne sont jamais mis au courant ; ceux qui fourmillent d’idées mais qu’on isole pour ne pas être dérangé – mais dont l’idée est parfois appropriée par le responsable. Pathétique. Hélas, des salariés soucieux de faire entendre leur voix ne bénéficient pas toujours d’une écoute active. Étant davantage sur le terrain et plus proche des clients, ils perçoivent en effet plus rapidement des écueils liés au mode de fonctionnement dicté par le manager. La confusion règne rapidement et crée des tensions avec le n+1. 
Du degré de communication et d’écoute dépend la qualité du management. Par définition, un chef qui n’apporte pas de soutien à son équipe et qui ne prête pas une écoute active à son équipe est un manager démotivant.
Aux dires de personnes plus expérimentés que moi, mieux vaut parfois feindre le manque de compétence pour avoir la paix. Ne jamais tout montrer car des responsables, parfois en quête de légitimité et ancré dans le passé et l’absence de professionnalisme, se chargeront de vous sortir du jeu. Or, la roue tourne…


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4 commentaires

  1. Bonjour Jonathan et merci pour ce blog sympathique!
    Ce thème de la mauvaise ambiance m'intéresse particulièrement et je pense que tout manager devrait pouvoir disposer d'une formation en communication (PNL?). Une mauvaise communication au sein de toute entreprise quelle qu'elle soit provoquent bien des conflits dont on se passerait volontiers (on pourrait en parler pendant des heures!). Et on sait bien que querelles et mauvaise ambiance nuisent à la motivation et à l'efficacité des employés.
    Pour y remédier, pas de secret: du dialogue, du dialogue, et encore du dialogue! Ca ne suffit pas toujours mais c'est quand même primordial!

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  2. La PNL est évidemment un outil utile mais encore faut-il connaître les bases de la communication. Certains manager en grande distribution n'ont parfois seulement que le bac ! De plus, la PNL ne peut pas tout résoudre.
    Le relationnel permet évidemment de résoudre beaucoup de maux mais encore faut-il qu'il y ait réciprocité. Car en effet parfois il est trop tard pour agir.
    En plus du dialogue, je rajouterai l'honnêteté. C'est une valeur essentielle à mon sens. Agir simplement pour son intérêt personnel, pour son simple confort, au détriment de l'équipe et de l'entreprise, ce n'est une solution qui facilite de bonnes relations et une bonne entente entre collègues et n+1.
    Enfin bref, comme tu dis, on pourrait en parler longtemps, et chacun d'entre nous a sûrement des anecdotes à raconter à ce sujet ! 🙂

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  3. Cher Jonathan, je dois m'inscrire en faux. Il y a bon nombre de responsables qui ne sont pas diplômés, qui ont appris le métier sur le terrain et non dans des livres. Pour le dialogue et l'honnêteté, c'est bien souvent en amont que l'ambiance est donnée. Le vrai chef d'orchestre reste le patron.

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  4. Le diplôme ne conditionne pas la réussite à un poste, évidemment ! J'ai connu de bons responsables qui n'étaient pas qualifiés. Les livres sont une simple source d'enrichissement.
    Ceci étant, je suis d'accord avec vous, mais le patron ne dicte pas à lui-seul les états-d'esprits et les égos de certains. C'est la vie de l'entreprise, et en grande distribution qui plus est, elle est truffé de requins prêt à tout pour écraser les autres. L'individuel passe au premier plan, le collectif au second. Or, les réussites se font à plusieurs, pas seul. L'ambiance en pâtit.

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