#1 – Les ruptures : le fléau récurrent de la grande distribution

Près de 50 ans de grande distribution, et je crois qu’encore personne n’a trouvé de solutions pour endiguer les ruptures. Dans un contexte où la recherche de productivité est de plus en plus présente au sein des enseignes, ce fléau est loin d’être enrayé. Face aux nouvelles exigences du e-commerce, qui a par ailleurs révélé les nombreuses incohérences de gestion d’un magasin, les ruptures deviennent sources de mécontentement et de perte de chiffres d’affaires. À mon sens, les enseignes qui évoluent en picking s’exposent à des risques qu’il sera difficile de corriger si une mauvaise maîtrise des rayons existe en amont.
Les facteurs qui expliquent les ruptures sont nombreux :
> Promotion sous-évaluées : difficile toutefois de juger le succès futur d’une promotion, surtout quand les commandes sont remontées 3 ou 5 mois avant les ventes.
> Mauvais balisage : un mauvais étiquetage peut parfois être source d’erreurs, notamment lors des remontées de commandes.
> Erreur informatique : une mauvaise saisie informatique peut intervenir et créer quelques ruptures sur parfois un mois entier.
> Définition des vecteurs de commandes : calcul de stock mini, jour de réserve. Ces vecteurs doivent être mis à jour régulièrement surtout pour les rayons à forte saisonnalité.
> Stock insuffisant chez l’industriel ou en centrale d’achat.
> Nouveau produit : la vie d’un produit est soumis à des aléas. Au lancement, il est difficile d’estimer précisément les ventes car il n’y a pas d’historique antérieur.
> Changement de gencod, de millésimes, de packaging : cela arrive souvent. Ce peut être dû à une mauvaise information de la centrale d’achat ou bien à une absence de communication de la part du manager. 
> Mauvaise information de la centrale, du manager vis-à-vis de son équipe
> Produit météo-sensible : un brin de soleil ou une simple averse peut avoir des incidences directes sur le comportement des consommateurs.
> Campagne publicitaire : pour info une pub TV multiplie en moyenne les ventes par 8
> Facteur humain conjugué au facteur temps : les besoins en personnel ne sont pas toujours adapté aux objectifs de chiffres d’affaires. Une équipe insuffisante créée à l’évidence des manques qui se font ressentir en rayons.
Au prochain article, les solutions possibles.


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s