#2 Les ruptures : le fléau récurrent de la grande distribution

Suite de l’article précédent, dans lequel je mettais en avant les sources liés aux ruptures. Après les avoir identifié, voici comment tenter de les solutionner.
Pour mieux anticiper ces ruptures, plusieurs règles 
> État du stock détermine la bonne santé d’une entreprise. C’est la règle de base de la gestion d’un bon commerce. Des produits avec des rotations de stocks trop faibles créent un engrenage parfois difficile à corriger.
> Chiffrer l’activité de son unité commerciale : calculer ses prévisions de chiffres d’affaires, calculer ses indices de saisonnalité et définir des objectifs cohérents et réalistes font partie des compétences d’un chef de rayon. 
> Des analyses chiffrées dépendent des décisions : un chef de rayon doit être capable de fournir à sa demande l’offre nécessaire. En grande distribution alimentaire, la programmation de réimplantations et/ou de recadrages se révèle nécessaire. Ces travaux permettent généralement de mieux anticiper les saisons. Quelques exemples de principe de réimplantation : compote, chips, sucre avant Pâques ; vinaigrettes, sauces froides et gâteaux salés à l’approche de l’été ; soupe et plats cuisinés début septembre ; fromage LS avant l’été et au début de l’hiver ; le surgelé sucré 2 fois par an bien évidemment ; la charcuterie LS pour inverser snacks et plats cuisinés ; le solaire en parfumerie, etc, etc, etc…
> Enfin un meilleur partage de l’information industriels/distributeurs permettraient aux industriels de mieux gérer leur commande et de calculer leur besoin en production.
> Travail opérationnel : relevé les ruptures une à deux fois par semaine, correction état du stock
De mon avis personnel, la gestion des ruptures passe d’abord par une cohérence de fond et des décisions structurelles. Les décisions opérationnelles ne mènent à rien généralement. À mon sens, la politique d’offre doit d’être plus clairement définie : de la qualité de l’offre dépend en effet la bonne gestion d’un magasin. Définir un assortiment clair et adapté à la clientèle semble être la règle numéro 1.
Par définition, la qualité de l’offre d’un magasin combine 2 vecteurs. Lors de travaux actuels pour calculer la taille idéale de l’assortiment, l’assortiment pilote à la fois l’attractivité et la productivité. Parfois, mieux vaut perdre un peu d’attractivité pour améliorer la productivité et avoir la certitude d’avoir un rayon qui soit plein tout au long de la journée. 

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