L’adjoint : à qui profite-t-il ?

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Par constatation, de nombreux rôles d’adjoint au chef de rayon fleurissent ici et là en grande distribution. Par facilité, pour faire évoluer son entreprise et ses collaborateurs, pour contribuer au développement de nombreux projets, pour préparer l’avenir… C’est un poste à la consonance ambigüe.
* Plusieurs raisons expliquent ce nouveau poste à la mode : 
La première concerne l’arrivée de jeunes diplômés sur le marché du travail qui se refusent souvent à des postes d’employés libres-services de base. Un poste d’adjoint détient souvent une connotation «évolutive» tant prisé par les candidats. Un aspect rassurant qui les mène à se renseigner et à apposer une signature en bas d’une feuille. Sans cela, difficile de prendre dans ses filets des jeunes pour renouveler son effectif. 
La seconde tient au désir des patrons de faire entrer dans leur entreprise du sang neuf à des fins de placer des Hommes pour accompagner des nouveaux projets mais aussi pour apporter davantage d’expérience à des centres de profits en perte de vitesse.
Troisièmement, c’est aussi un moyen facile d’alléger – chez les indépendants notamment – la masse salariale car les adjoints sont souvent des personnes qui veulent évoluer rapidement et qui par conséquent s’investissent facilement. et sans compter : 36 ou 39 heures payées pour 50 heures voire plus.
Enfin, engager un adjoint c’est aussi offrir à un chef de rayon la possibilité de valoriser son travail par le management d’un futur responsable, tout comme il est valorisant pour un chef de département de gérer des chefs de rayon.
* Alors : adjoint ou Adjoint ? Deux définitions sortent du lot.
Une première, théorique, qui consiste à recruter un adjoint pour épauler le rôle du titulaire, assurer son remplacement à des fins de le succéder, tôt ou tard ! Pour ma part, la mentalité existante en grande distribution m’amène à croire en cette définition : un adjoint est un employé version améliorée dont on assure – non sans promesses – une évolution rapide à l’unique condition qu’il s’investisse suffisamment.
* De la difficulté d’être adjoint. 
À l’évidence, les fiches de postes ne sont pas les mêmes au sein de toutes les entreprises. L’adjoint tel qu’on peut le comprendre se situe entre un employé amélioré et un responsable en devenir. Hiérarchiquement cela semble – clairement – très flou. Oui. Alors, où doit-il se placer ? Quelles sont ses véritables attributions sachant que le pouvoir n’est distribué qu’à petites doses ? Le périmètre d’autonomie manque en effet de clarté car elle dépend uniquement de la volonté du n+1.
Dans la réalité du terrain, un adjoint est souvent tenu éloigné pour éviter toutes menaces et de mettre en péril le poste occupé par le responsable. Il est clair qu’il est facile de le mettre à l’écart pour s’occuper à des tâches plus intéressantes. Cette mentalité relève à mon sens d’une conception restreinte du management. En somme, un management typiquement à la française où les intérêts personnels sont privilégiés au détriment de celui de l’entreprise. Aujourd’hui, dans une conception plus moderne du management, la performance d’un manager se mesure à sa capacité à former de futurs collaborateurs pour l’entreprise. Au lieu de ça, les managers français protègent leur confort personnel : mais jusqu’à quand ? Un cercle vicieux qui conduit indubitablement l’activité économique de l’entreprise vers le bas : dès lors, les potentiels ne sont pas exploités, les idées nouvelles ne sont pas écoutées, la confiance n’est pas distribuée aux bonnes personnes. En résumé, un engrenage s’installe : celui qui mène l’entreprise à se résoudre dans un fonctionnement qui ne fait plus ses preuves.
Vous l’aurez compris, les missions de l’adjoint sont compliqué à élucider. Si le poste ne profite pas directement au principal intéressé, il profite vraisemblablement à quelqu’un d’autre. Mais qui ? 
Hélas! ou Heureusement!, le rôle d’adjoint a parfois une fin. Soit désirée par l’entreprise qui a décidé de faire grandir ce collaborateur ; soit par la volonté du collaborateur de se prendre en main soi-même pour faire progresser sa carrière. Eu égard aux quelques témoignages que je récolte parfois, c’est une solution souvent privilégiée. D’ailleurs, vous êtes nombreux sur le blog (jeunes étudiants, jeunes actifs à le consulter régulièrement) : prenez ce qu’il y a à prendre mais ne vous morfondez pas des fonctions qui ne vous font pas avancer et qui profitent à d’autres !
À défaut de le prendre par les cornes, prenez le taureau par les couilles.
NB : Si vous avez des témoignages et une expérience à me relater, n’hésitez pas à me contacter pour éclaircir ce type de situation.


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