La grande frustration : le marché de l’emploi serait-il saturé ?

Devant l’optimisme ambiant rêvé par notre cher Président Hollande, – on aimerait parfois connaître tel enthousiasme -, la courbe du chômage ne devrait sans doute pas s’inverser. Hélas. Les demandeurs d’emploi seront même encore plus nombreux fin 2013 : signe annonciateur d’un vrai embouteillage sur le marché de l’emploi ?
Car non seulement la morosité et l’absence de croissance ne créent pas d’emplois – et encore moins d’opportunités -, mais en plus elle ne permet pas de faire bouger les postes. La grande distribution en fait les frais elle-aussi.
Réputée pourtant pour sa progression sociale, la grande distribution connaît quelques difficultés. En effet, et bien plus que l’ascension sociale, c’est aussi la promotion interne qui fait la moue. Une moue boudeuse qui installe la situation dans un engrenage difficile à arrêter. D’une part, cette morosité ne permet pas aux jeunes débutants de se faire une place au sein des entreprises, et de grandir, comme on pu en profiter auparavant leur n+1. Et d’autre part, elle fait frémir les étudiants qui préfèrent retarder leur arrivée sur le marché du travail, en attendant du mieux. Au final, des jeunes «trop» qualifiés ne trouvent pas de travail qui concorde à leur diplômes et les offres d’emplois ne trouvent «plus» preneur.  
Par ailleurs, le facteur «chance» comme celui de voir son n+1 évoluer et lui chiper la place est révolu. Les évolutions de postes semblent gelées et tant pis pour les jeunes d’aujourd’hui contraint, non plus à attendre, mais à passer leur tour.
Conséquence de ce marché de l’emploi en berne, les jeunes, plus mobiles que leurs aînés, fuient vers d’autres entreprises sans évolution de poste à des fins d’être confronté à de nouvelles exigences. Pas de réelles évolutions en somme, mais cela permet de s’aguerrir, d’optimiser sa faculté d’adaptabilité, d’être confronté à de nouvelles personnalités et de nouvelles situations, de comprendre des nouvelles méthodes, etc. En somme aucune montée en compétences, ni aucune formation supplémentaires pour tenter de s’assurer un avenir.
Définitivement, ce marché de l’emploi place les jeunes dans une impasse. Cet engrenage, me semble-t-il, ne profite d’ailleurs ni aux jeunes ni aux employeurs. On parlait des Yiers comme une génération sacrifiée, mais je n’osais croire personnellement que cela affecterait leur situation sur le marché de l’emploi. Leurs compétences passeront certainement aux oubliettes.




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