Fils de.

Il y a ceux qui obtiennent tout avec rien. Qui sont là par aucun dessein. Leur réussite n’est autre que le résultat d’une cooptation injuste et compromise à laquelle ils ne sont que spectateur. Fruit de l’apanage d’une fratrie, d’une évolution par filiation, et non par conviction.
L’héritage d’un fils de pourrait s’apparenter à une corde qui s’enroule autour d’eux. Certains ne s’en rendent à peine compte mais elle serre si fort qu’à un moment cela provoque l’asphyxie. Il s’étouffe et emporte avec eux les fondations du chantier qui leur a été confié. En définitive, la nomination à un poste avec une telle responsabilité ce n’est guère leur rendre justice. Pire ! Cela les détruit.
Aucune généralité en somme. Je n’oserai pas. Charisme au point mort. Une main molle qui ne vous laissera pas de marbre – voire de plexiglas. Juste la casquette du bon policier, la chemise qui taille bien et la dégaine du bon copain. Oui ça vous fait sourire.
Être fils de, tel que je le connais, c’est être gâté jusqu’au cou et incompétent jusqu’à la moelle. C’est un haro donné au plus méritant et plus motivé que lui. Des fonctions dont il hérite, le fils de ne connaît jamais vraiment la teneur. Il s’exécute par imitation, sous-jacent à un mentor dont le talent laisse a fortiori à désirer. Le fils de c’est aussi celui terré en son enfance au fond de la classe, et dont la scolarité laisse encore quelques stigmates tant la faculté d’argumentation, le raisonnement et le sens du développement sont inexistants. Certaines choses ne sont pas héréditaires.
En vérité, la connaissance terrain ne remplacera jamais la théorie. Cette dernière suffit parfois à pallier la première. Le bagage, que dis-je (!), la valisette de Barbie dont il est fait héritage ne suffit pas hélas à maintenir tenir les rênes vers la bonne direction. Hélas pour eux la compétence ne se mesure pas à la présence sur le terrain, auquel cas ils seraient de vrais génies. Non, la présence ne permet pas de pallier au manque de compétence.
Toutefois, et heureusement, le fils de n’est pas souverain et ne règne d’ailleurs sur aucune autocratie. Il n’est qu’un Pygmalion qui use avec contestation de son pouvoir régalien. La monarchie grande distribution ne se doit pas d’être une foire du trône avec des princes autocrates auréolés de compétences douteuses. Le fils de aura toujours besoin de s’accompagner de plus méritants que lui pour parvenir à ses fins. Par expérience, il finira par le comprendre.
Évidemment – je vous vois déjà venir – il y a les bons, contrairement à ceux à qui je fais allusion. Les bons ce sont ceux qui ont été programmé pour succéder à leur patriarche, ou du moins à la monture à laquelle l’aîné a donné naissance. Le cheval de course dont ils héritent est largement à la hauteur de leurs compétences. Quand on éduque et forme un excellent cavalier, le cheval ne dévie que très rarement de sa course – avec ou sans oeillères d’ailleurs. 
Je ne tape sur rien. Sur personne. Je considère que pour que le monde avance correctement, il faut arrêter de soutenir des diktats controversés qui ne font véritablement plus leur preuve. L’évolution par filiation n’a de sens que s’il est prémédité. L’évolution professionnelle doit tenir davantage aux convictions personnelles qu’à un ADN. Ils sont bien loin ceux à être à la hauteur et à venir ternir l’image d’un marché de l’emploi en quête d’un nouvel élan. La société n’a pas besoin de ces privilégiés.


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