J’ai lu : L’indécent système Leclerc par @aufait_mag

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Le titre est évocateur, et d’entrée, le ton est donné. Outre le titre, l’enquête constate bien plus qu’il analyse. Pour ceux qui s’attendent à une remise en question totale du système, c’est manqué. Bref. Si le travail d’investigation cogne beaucoup sur l’enseigne et sur ses pratiques, il n’en demeure pas moins riche en anecdotes croustillantes et s’avère fort intéressant pour les inconditionnelles de la grande distribution.
Leclerc agace. Certes. Sa puissance n’est évidemment plus à prouver, d’autant plus qu’elle truste aujourd’hui la première place des distributeurs français devant l’historique Carrefour. Une position dominante qu’elle entend évidemment gardé. La réussite de ce succès est sans conteste son positionnement prix, dont l’importance est soulignée dans l’enquête. Cette stratégie est le fer de lance de l’enseigne depuis sa création, soit plus de 40 ans. Longtemps épié par ses concurrents sur la guerre des prix, ce sont pourtant eux aujourd’hui qui s’amusent au jeu de la comparaison. À l’évidence, la position de l’enseigne attire l’attention, d’autant que rares sont les informations à filtrer. La maison Leclerc est bien gardée.
Par moments, l’enquête fait mal, allant jusqu’à juger que 10% des adhérents seraient incompétents et qu’ils ne pourraient même pas postuler à un poste de directeur chez Auchan ou Carrefour. La faute à un système qui prône la filiation : « l’enseigne ne s’achète pas », dixit d’ailleurs la présidente de Lecasud. Plusieurs anecdotes sont à retenir. Parmi elles, celle de ce fameux Leclerc de Nantes qui demande à ses cadres de sortir un résultat proche de 0%, pour s’imposer comme le moins cher de la ville. Preuve que la richesse de ces entrepreneurs ne provient pas de leur activité principale, mais bien de leur activité de promoteur immobilier… L’enquête revient également sur l’échec de l’exportation du modèle Leclerc – sous le nom Leedmark – sur le territoire américain au début des années 90. Anecdote dont j’ignorai pour ma part l’existence. Plus brièvement, le magazine rapporte l’omerta finistérienne qui règne entre les magasins pour figurer dans les magasins les moins de cher de France ; et revient aussi sur l’activité du dénommé Ayatollah patron du Leclerc de Lanester qui se procure de la marchandise venue de l’étranger par camion entier. Intéressant.
Outre ces anecdotes, l’enquête s’interroge aussi sur la faculté et le potentiel de l’enseigne à se projeter, et reprocherait presque aux adhérents la faiblesse de leur business-modèle. Aucune remise en question actuellement, mais qu’en sera-t-il à l’avenir ? Bref. Exit le côté bling-bling des entrepreneurs qui amuse le journaliste, la puissance du lobbying, ou encore les rumeurs sur Olivier Bordais, possible successeur de MEL… 
Si toutefois l’enquête est criante de vérité, et met en lumière quelques illustrations du système un tantinet mafieux qui compose la réussite de Leclerc, il eût été plus judicieux d’approfondir. L’enquête manque à mon sens de témoignages d’ancien de la maison, de salariés ou de cadres de l’enseigne, pour appuyer certains propos. Au final, le système Leclerc ne semble pas plus indécent que les autres, et Leclerc ne fait pas figure d’exception. En tout cas, le magazine ne nous convainc pas d’y croire. Je crois qu’au fond, l’enquête révèle surtout que l’indécence ne vient pas de Leclerc, mais du système dans lequel nous vivons, et dont ces entrepreneurs sont de simples profiteurs.
Pour finir, j’ajouterai que la grande distribution a toujours fait partie des entreprises sur lesquelles on aime taper sur les doigts. La faute à appartenir  au dernier maillon d’une longue chaîne, dont vous, moi, consommateurs comme professionnel, sommes directement concernés.

Pour les curieux, le magazine est disponible en vente sur le site du magazine, sur l’Apple store en téléchargement et inutile de chercher dans les Leclerc, il a été retiré de la vente 😉 Allez savoir pourquoi.


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