Le changement, c’est pour quand ?

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À défaut de promesses non tenues, et à l’évidence d’un changement qui attendra, il est devenu bien politique de croire que le pouvoir provient essentiellement de l’exécutif. Et si le changement provenait des consommateurs ?
L’appétit financier grandissant des puissants industriels marquent de nouvelles perspectives de croissance, et enterrent tout espoir de voir le capitalisme se fragiliser. Ils sont devenus des machines à produire en quantité illimité pour maximiser les profits. La qualité est mise de côté, et, pire (!), le consommateur lambda subit la désinformation de ces dernières, matraqué par un marketing certes plus performant, mais assurément plus oppressant. Ce dernier, en achetant, soutient la bonne marche des activités industrielles. 
De son côté, la grande distribution, elle, est devenue empire financier, et s’est acquitté depuis des lustres de la responsabilité dont elle est pleinement la cause : la consommation alimentaire. La course est aux volumes, celle qui dicte désormais la rentabilité des enseignes. Chaque manager de rayon vous confirmera qu’en cette période les réserves débordent. Des camions entiers débarquent à la pelle pour quelques dizaines d’euros grappillés ici ou là – au profit des marques souvent – et ce sans intégrer pleinement la part de risque que ces achats nécessitent. C’est la définition du commerce d’aujourd’hui. Acheter plus pour gagner plus. L’appât du gain domine encore au profit du gaspillage que cela peut engendrer. Les coulisses du secteur sont verrouillés, alors qu’importe pour l’image véhiculée…
L’aube d’une consommation collaborative, aux prémices certains mais à l’exposition timide, attendra. Les initiatives existent pour contourner les mastodontes industriels : le renouveau des circuits courts, la consommation éthique, la consommation responsable sont encore des mots sans visage. Les initiatives existent pourtant : la ruche qui dit oui, les magasins de producteurs, les marchés, les magasins d’usine… Plus facile de franchir les portes automatiques des grands magasins pour se mêler à la foule et faire comme l’ensemble, que d’agir autrement. Le pouvoir est aux consommateurs, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas encore.
Les consommateurs avancent ainsi avec des oeillères, par cause de la désinformation maîtrisée et le manque de moyens des nouvelles alternatives à la consommation de demain. La course aux économies est encore un crédo parfaitement ancré dans l’état d’esprit des consommateurs. Le prix. Le prix. Toujours le prix. À tort. 
Dans cette société qui devient de plus en plus inégalitaire, et dominé par des puissances invisibles, il n’est pas facile de changer les codes dans un milieu qui refuse d’en donner. La grande distribution et les industriels ont aussi leur rôle à jouer pour accompagner le changement, mais la concurrence soutenue hiérarchise les priorités et relègue au second plan les problèmes d’aujourd’hui. À ce rythme-là, le changement n’est donc pas pour maintenant.


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