La patience comme seule certitude

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La génération Y si prometteuse est-elle à la hauteur des attentes ? C’est la remarque, sous fond de pessimisme, que j’acquiesce en ouvrant ce mois de novembre – à la réputation souvent morose sur le plan commercial- par une humeur qui l’est tout autant.
Où sont donc les résultats ? Cette génération, à laquelle on prêtait tant d’espoirs et dotée a priori d’un fort potentiel peinent à sortir les crocs. Elle qui représente pour le moins plus de 40% de la population active, s’est-elle assagit ? Cette absence de résultat est-elle le symptôme d’un mal collectif ?
La jeunesse souffre encore. Le dernier wagon de la génération, les 20/30 ans souffrent encore trop fort de la crise dans laquelle on les a immergé à la sortie de l’école. Plus diplômé pourtant, la trajectoire sociale est en bel et bien en deçà de leurs aînés pourtant majoritairement moins diplômés. Un fossé générationnel s’est creusé entre une génération qui a pu connaître le plein-emploi et la croissance, et celle qui subit le système qui protège encore leurs parents. Chômage, dette, baisse du pouvoir d’achat et du niveau de vie, logement excessif, l’espoir n’est pas encore à l’horizon. C’est toute une génération qui aujourd’hui se sent sacrifiée. Une véritable frustration guette.
À qui la faute ? À l’évidence, celle d’un système au point mort, d’une France incapable de réformer. L’enjeu français n’est pas de préparer l’avenir mais d’abord de protéger ses vieux, celle dont tous les acquis sociaux lui ont été réservé. La France devient un pays qui soigne ses plaies.
Sur le terrain de l’entreprise, cette jeunesse est encore la variable dont les entreprises se servent. En France on forme allègrement des jeunes, mais on est incapable de les orienter vers des secteurs porteurs. Les métiers de demain ne correspondent aucunement à leur formation. Pas étonnant qu’ils désertent les entreprises pour créer leur propre emploi, quitte à sacrifier salaire et vie privée. Bref. L’expatriation, amorcé en partis par Erasmus, devient pour nombre d’entre eux une évidence. Si l’étranger n’est hélas pas un eldorado pour tous, la fuite des talents est un fait que la France n’essais pas d’endiguer. 
Cette génération n’est pas sacrifiée, certes, mais on lui a ôté l’espoir. L’espoir de croire en un avenir plus serein. Seul la patience prévaut pour cette génération. Alors attendre des jours meilleurs, oui, mais jusqu’à quand ? 
Qu’on se surprenne ainsi de leurs absences sur la scène constitue une hérésie. Si cette génération peut paraître plus silencieuse que prévue, c’est simplement parce qu’aucune place ne lui a été réservé. C’est un peu comme vouloir assister à un match de football qui est d’ores et déjà annoncé à guichets-fermés. 
Un seul mot d’ordre : patience. 
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